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    Valencia accueille un séminaire international et une exposition photographique sur le Samudaripen 

    Récupérer la mémoire historique du peuple gitan: un défi, un droit et un devoir

    Le Secrétaire Autonomique d'Inclusion, Alberto Ibañez Mezquita, et le Directeur Général, José de Lamo pastor, observent l'exposition photographique. 

    Valencia 30/11/2016

    Des représentants d'associations gitanes de quinze pays se sont réunis pendant les jours 28, 29 et 30 Novembre à Valence afin de récupérer la mémoire historique sur le génocide gitan qui a fini avec la vie de plus de un demi-million de Roms pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Pour l'organisation de ce grand évènement (le plus grand réalisé jusqu'à la date à propos du Samudaripen), la Fédération Maranatha d'Associations Gitanes a compté sur l'aide de la Commission Européenne dans le cadre du projet MEM-ROM que dès le Programme Europe avec les Citoyens a cofinancé ce séminaire avec l'aide financier et logistique de la Generalitat Valenciana et la Diputación de Valencia.

    À la inauguration du Séminaire, le Secrétaire Autonomique d'Inclusion de la Generalitat Valenciana, Alberto Ibañez Mezquita et la conseillère municipal du Mairie de Valence, Isabel Lozano, ont mis l'accent sur la relevance de ce rencontre comme outil pour récupérer la mémoire historique et avancer vers des sociétés plus inclusives et tolérantes. Ibañez a souligné son compromis avec le peuple gitan et il a dit que la Stratégie valencienne pour l'égalité et l'inclusion du peuple gitan, inclura la culture gitane comme un élément de richesse et diversité culturelle de la culture valencienne elle-même. 

    Acte de inauguration: de gauche à droite: consul de Roumanie, consul d'Allemagne, counseillère d'Inclusion, Président de Maranatha, Secrétaire Autonomique et consul de Colombie. 

    Plus d'une centaine de personnes ont participé à cette sixième édition du Séminaire International Rom afin de récupérer de l'oubli la souffrance de notre peuple. Après son inauguration et l'ouverture d'une exposition photographique que parcourra plusieurs pays européennes; le survivant de Auschwitz, Peter Höllenreiner a raconté quelques de ses  expériences les plus tragiques au camp de concentration devant une salle pleine et attentive, il a partagé sa doleur avec les assistants et il a regretté la pression et la persécution auxquelles le peuple gitan est encore soumis dans quelques pays de l'Europe. 

    Maria Anna Willer, écrivaine et journaliste allemande, auteure de Der Junge aus Auschwitz... eine Begegnung, un livre à propos des survivants d'Auschwitz fondé sur les témoignes de Peter Höllenreiner lui-même, a fait un rappel de la vie du survivant et elle a complété ses histoires avec les donnés récoltées par elle-même pendant l'étude précèdent a l'écriture du livre. "Pour moi était très difficile écrire sur la vie de Peter"- a conclu.     

    Peter Höllenreiner pendant son intervention

    Höllenreiner, Willer et la sociologue Iovanca Gaspar, chargé de l'accompagnement de familles gitanes à Munich, ont souligné que en Allemagne et en autres pays de l'Europe, le silence et la négation de la tragédie a été habituel jusqu'à des dates très récents. "Il existe encore un sentiment de faute donc il ne s'agit pas seulement de réparer le dommage à travers des subventions économiques, mais surtout, de reconnaitre les victimes et de s'excuser, ce qui n'a été pas toujours fait d'une manière correcte

    Selon ont réfléchi Violeta Dimitru, femme présidente de Roma Women Association in Romania et Ochita Pau, femme présidente de l'association roumaine O del Almenta, depuis une exposition sur la tragédie oublié de Transnitria, "le Samudaripen est encore vif d'une certaine manière, parce que la discrimination vers le peuple gitan et sa souffrance poursuivent a être une réalité ignoré par tous".

    Marcel Courthiade a exposé que l'oublie du Samudaripen a constitué une stratégie pour rester à l'écart au peuple gitan, sous-estimer son identité collective et effacer son histoire. "Le silence ne peut pas continuer à être  toléré, car qui oublie son histoire personnel, s'oublie de lui-même". 

    Marcel Courthiade pendant son intervention

    De son côté, Aldo Rivera, psychologue dans l'organisation Madhouse à Munich, a remarqué la nécessité de former une réseaux de professionnels de la psychologie et la psychiatrie, "pour augmenter l'étude des conséquences du génocide et améliorer l'attention aux victimes et aux familiers, qui supportent encore les conséquences de l'horreur auquel ils ont été soumis". De la même manière, il a expliqué que le peuple gitan a une grande capacité pour surmonter la doleur à travers de cela d'artistique et de la communauté. Récupérer la mémoire historique est aussi une espèce de thérapie de réflexion collective et de transformation de la doleur en orgueil d'appartenir au peuple gitan. 

    Nazzareno Guarnieri pendant son intervention

    Le président de la Fondazione Romaní Italia (F.R.I.), Nazzareno Guarnieri; Sandra Sornowska de l'Association polonaise CKRR et Ana Dalila Gomez, femme présidente de PRORROM, ont aussi approfondi l'analyse de ce qui a été et supposé le Samudaripen pendant et après la Seconde Guerre Mondiale dans des pays comme l'Italie, la Pologne et la Colombie. 

    Ana Dalila Gómez Báos pendant son intervention

    Ces interventions ont manifesté clairement que le Samudaripen n'était pas seulement un problème limité a l'histoire de l'Allemagne nazi, mais il a supposé un période d'haine généralisé vers le peuple gitan dans une Europe raciste, fasciste e intolérante, qui peut réapparaitre à n'importe quel moment. 

    Pendant la clôture du séminaire, qui a eu lieu dans le salon Alfonso le Magnanime du Centro Cultural La Beneficencia,le Délégué du Gouvernement de la Communauté valencienne Juan Carlos Moragues, a fait parvenir aux assistants le compromis, la solidarité et l'implication du Gouvernement d'Espagne avec le collectif gitan. De son côté, Mercedes Berenguer, députée de Bien-être social et éducation, défendait l'importance d'étudier le Samudaripen, pendant que le président de la Fédération Maranatha, José Alfredo Maya Maya, soulignait "qu'il faut prendre conscience au peuple gitan de la capacité réelle pour avoir de l'influence sur la société et finir avec la discrimination et les préjugés qu'ils existent encore. On doit savoir nous organiser pour faire valoir nos droits comme peuple et, pour cela, on doit commencer à récupérer notre mémoire historique". La cérémonie de clôture terminait avec l'interprétation du Gelem, Gelem.                                                        

    Carlos Muñoz Nieto en lissant les conclusions du Séminaire

    Livraison des diplômes. - Le Délégué du Gouvernement, Juan Carlos Moragues, en saluant Peter Höllenreiner

    Acte de clôture avec le Délégué du gouvernement, la deputée Mercedes Berenguer. Vajk Farkas, ambassadeur de l'Hongrie et José Alfredo Maya

    Interprétation du himme Gelem Gelem

    Mundo Gitano - Gypsy World

     

     

  • Conclusions and recommendations of the Seminar

    In three intensive days of Seminar, we could not only remember and bring back memories of the most dramatic historical episode for Rromani people, but also we could reflect on the challenges that we still have to face as a community.

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    Peter has relived with us some of his most tragic life experiences. He has shared his personal memories, his personal pain. He has personified the suffering of the Rromani people and, through his words, we have come to understand the scope of this underestimated tragedy, that has been forgotten by History, and which is still, in an indirect and more subtle way, a daily rampant reality for a lot of Rromani people.

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    The fact of remembering this historical events, is not only an exercise of collective reflection. It is, first and foremost, a way of maintaining our identity alive, contributing in this manner to a world-wide promotion of diversity and accordingly combatting discrimination, which is always, as Nazzareno said, the result of diversity rejection. Through linguistic diversity and diversity of cosmovisions, mankind multiplies its abilities to face the (often unexpected) challenges of life and increases its harmony on this planet. This means that it is a major asset not only for peoples bearing a non-dominant identity (as it is our case) but for the entire mankind.

    Oblivion has been the mechanism used for sidelining Rromani people, denying Rromani history and underestimating Rromani collective identity. This brought a major loss not only for the Rroms themselves but as well for Europe as a whole.

    The Rroms’ genocide, or Samudaripen in Rromani language, should not only be described in terms of  quantity or numeric value – probably 500.000 to 600.000 directly killed Rromani victims. It cannot be only understood in full on the mere basis of the number of killed victims. In other words, it is necessary to underline the quality aspect of the Samudaripen and to point out the magnitude of all the indirect sufferings caused to by our people, including survivors and the community as a whole.  Let us recall that Rroms were considered, as Marcel Courthiade explained, “contents of freight wagons” (sometimes not even counted) or “surplus of elimination”. He also detailed 15 elements which led to the “oblivion” of the Genocide. Decades after the war, German authorities were still denying the racial character of Himmler’s Auschwitz-Erlass (decree) and subtely justifying his criminal actions.

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    It is also crucial to circulate the word Samudaripen (or Sa-Mudaripen), as the real Rromani name of this genocide, and discard the Jewish fondamentalist concept of “Holocaust”, heavily loaded with a providentialistic theological feeling (and as such rejected by most Jews, who say Shoah instead) as well as the obscene and respectless word Porrajmos.

    Thanks to Aldo Rivera and Iovanca Gaspar, we could understand why all this suffering caused by the Samudaripen is still present in our daily life; why and how it is transmitted from generation to generation as a traumatic experience and frustration – not only at the individual and family, but also social and collective, levels; how the horror started to become part of the victims and how it was extended to their family and social network – shared by young Rroms at the very moment they hear about it for the first time.

    The negation of Rromani identity is still a tangible reality in the XXI century, but Rromani people are known for being amazingly able to overcome pain and reinvent themselves, thanks to their capacity to recover through creative life, music, art, work, family and community. And, ultimately, for their capacity to stay alive and standing upright.

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    Integration, in its genuine meaning, is a symetrical respectful recognition of both sides of the process, and therefore it cannot be achieve without the recognition by the majority of our values, heritage, true history (not legends coined by outsiders), culture and creativity, contribution to Europe, including economical inputs, in one word the reality of our people. Such a recognition should not be a simple declarative act but should be embedded into school curricula, general culture and ultimately everybodies’ basic awareness.

    We should be proud of that, and we should also be proud to be part of a community that is an example of integration and coexistence, because we have never subjugated other people. Rroms have always been well integrated, preserving their values and heritage, while sharing those of the majority population – except when they were excluded, expelled, imprisonned, enslaved, murdered or otherwise treated as innate enemies of the mainstream population. Unfortunately this historical fact is seldom recognized by others and this negation is a politically correct expression of modern Gypsophobia.

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    Thanks to Violeta, Sandra, Nazzareno, Ana Dalila…we have remembered that Samudaripen was not only a matter of Germany, because many other countries played an active role in order to achieve our extermination. And it is only now when some of those countries begin to apologize for what they did. The excellent 45-mn movie DUJ RROMA, with Peter’s brother Hugo – another victim of the Samudaripen, as the main character, made palpable the everyday life in Auschwitz-Birkenau and as such should be widely circulated with multilingual subtitles (10 languages available so far) through schools and other educational structures all over Europe.

    Rromani people have been socially presented throughout History in a pejorative way, being subjected to cultural denial and to rejection of their identity. When authorities are asked why no actions have been taken to defend actively Rromani people, the only answer is silence. We cannot accept that silence anymore. We have to reclaim the incorporation of all our History, not only Samudaripen, to be part of the curriculum of schools, secondary schools and universities, on the basis of the current state of art in this matter, not while repeting the legends of the past.

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    Authorities should be aware of the mistake that has been made, they should also apologize once and for all, and they should set up a mechanism ensuring that atrocities like this one, never happen again, for nobody. But the truth is that anti-Gypsyism is still alive, in a modern way – thriving often under the form of Gypsophobia, “fear of the Gypsies” (“precautionary principle”). Gypsophobia is not in fact a fear of the real Rroms but of the Gypsies, namely the constructed fiction of dangerous Rroms, clearly much more saleable than any traditional “hate of the Gypsies”. Under this new clothing, discrimination remains in force and, in many places, Rromani people are still treated in an inhumane manner, because the classical anti-racist discourse is not any more adapted to this new waves of intolerance, growing under renewed appearances – most often also intertwinned with corruption, be it financial or ideologic.

    We need to be able to think as a community, as a people. It is necessary to reflect on what we can do in order to invert this situation. Giving talks about the Samudaripen in schools and universities, where hardly anybody knows anything about it, is a peaceful and efficient manner to achieve such crucial changes. Conversely, forgetting the Samudaripen would be dangerous, because this would let us grow indifferent and as a result we would be much more vulnerable to injustice. Remembering the past, passing it on to future generations and increasing the visibility of this problem among people, will allow us to prevent the recurrence of horror.

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    What is more, we have to overcome victimization and go further, emphasizing examples of Rroms, who played and are still playing a role as political players and therefore can change realities. In addition, it is important to make our people more and more aware of their real capacity to have an effect on History.

    We are a peaceful community, an example to be followed. We have never subjected anyone. On the contrary our very existence is a lesson in humanity to history. So, it is needed that we play an active role to transform our societies.

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    However, in order to change other people’s perception, we need to meld our own perception and to be really proud of what we are, of our heritage and potentialities. Reclaiming every life that has been taken would be impossible, but bringing back memories is possible.

    What can and should we do?

    We have to remember the past and make it visible. What is more, we have to claim a compensation for damage. Memory is the tool that enables us to prevent anti-Gypsyism. Something (closely or remotely) similar to the Samudaripen is not acceptable to happen again and we have to combat actively any resurgence of such social diseases leading from refusal of diversity to genocides through all forms of discrimination.

    The restoration of a dignified Rromani identity, leading to respect, alleviation of discrimination and of subsequent social problems, relies on the recognition and promotion of the Rroms’ identity, Rromani language and history, nowadays accessible on the online university course “Restore the European Dimension of Rromani”.

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    In order to counter the negation of the Rroms’ history and identity, it is essential to teach its real course and the real events, beginning with the Proto-Rroms’ exodus from the Indian former capital city of Kannauj in 1018, their deportation to Afghanistan and Khorassan, their first contacts with Europeans during the Crusades, their life in the Byzantine space, Central Europe, the Iberian Peninsula, their slavery in Moldova and Ţara Românească and definitely the Samudaripen. One step could be done in publishing a bilingual (Rromani and Spanish/Catalan) anthology of poems devoted to the Samudaripen. Another excellent opportunity to illustrate this strategy of wide enlightment will be the millenium of the exodus of the Rroms’ ancestors from Kannauj in Madhyadesh and to make a huge cultural, scientific and political event out of it. This would be a good example of how we can ensure the knowledge transference to young Rroms and other fellow citizens, involve civil society in order to remember the past and fight against discrimination and hate crime.

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    The recuperation by Iberian Rroms of the gorgeous and so tender Rromani language is also a major venture, to which a Spanish and a Catalan versions of the course in line R.E.D.-RROM could contribute powerfully.

    Moreover, we need to join our forces and promote the development of associations of Rromani people. We have to be active in existing networks to exchange knowledge, so that we can act together in order to defend ourselves against discrimination and injustice, giving this way an inspiring example for all other nations. The crucial point now is to make our youngsters aware of this issue and convince them them organise themselves with all other Rroms to ensure our right as a people, as a community.

    One of the first actions they could do is to upload on Youtube clips explaining the outputs of this conference (especially about the use of the word “Samudaripen”) and all kinds of ludo-educational clips about our history, legacy and culture. It is essentiel in this respect to work together and provide efficient tools and appropriate answer meeting the needs of the community, to offer alternatives to our young people, and above all, to implement effective strategies in combatting all kinds of discrimination, especially hidden and/or interweaved with financial and/or moral corruption.

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    In conclusion, we hope that all of those reflections turn into a collaborative effort joined by Rromani associations, public authorities, and civil society as a whole, in order to move forward together towards a renewed society, truly inclusive and respectful for all.

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  • Conclusiones y recomendaciones del Seminario

    Estos tres intensos días nos han permitido no sólo recordar y revivir el episodio histórico más dramático para el pueblo gitano, sino también reflexionar sobre los retos que todavía tenemos que afrontar como comunidad.

     

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    Peter ha revivido con nosotros algunas de sus más trágicas experiencias vitales. Ha compartido sus recuerdos personales, su dolor. En su figura se ha encarnado el sufrimiento del pueblo gitano y, a través de sus palabras,  hemos podido entender más profundamente la dimensión de una tragedia menospreciada, olvidada por la Historia y que sigue siendo, indirecta y sutilmente, una realidad cotidiana.

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    El hecho de recordar estos eventos históricos, es no solo un ejercicio de reflexión colectiva. Es, primero y ante todo, una manera de mantener viva nuestra identidad, contribuyendo de esta manera a la promoción de la diversidad en todo el mundo y, en consecuencia, combatiendo la discriminación, que siempre es, como dijo Nazzareno, el resultado del rechazo a la diversidad.  A través de la diversidad lingüística y de la diversidad de cosmovisiones, el hombre multiplica sus habilidades para afrontar (a menudo de manera inesperada) los retos de la vida, e incrementa su harmonía con este planeta. Esto significa que se trata de una herramienta no solo para pueblos con una identidad no dominante (como es en nuestro caso) sino para toda la humanidad.

    El olvido ha sido el mecanismo utilizado para dejar de lado al pueblo Romaní, negando la historia Romaní y menospreciando su identidad colectiva. Esto conlleva una gran pérdida no solo para los Rroms sino también para Europa entera.

    El genocidio de los Roms, o Samudaripen en lengua Rromaní, no debería solo ser descrito en término de cantidad o valor numérico – probablemente entre 500.000 y 600.000 víctimas Romaníes directamente asesinadas. No puede solo ser entendido completamente sobre la mera base del número de víctimas asesinadas. En otras palabras, es necesario subrayar el aspecto cualitativo del Samudaripen y señalar la magnitud de todo el sufrimiento indirecto causado a nuestro pueblo, incluyendo a los supervivientes y a la comunidad entera. Permitidnos destacar que los Rroms eran considerados, como explicó Marcel Courthiade, “contenidos de vagones de mercancías” (a veces incluso sin contabilizar) o “excedentes de eliminación”. Él también detalló 15 elementos que llevaron al “olvido” del genocidio. Décadas después de la guerra, las autoridades alemanas todavía negaban el carácter racial del decreto de Himmler sobre Auschwitz-Erlass y justificaban sutilmente sus acciones criminales.

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    Es también crucial hacer circular el término Samudaripen (o Sa- Mudaripen), como el nombre Rromaní real para referirse al genocidio, y descartar el concepto judío fundamentalista de “Holocausto”, cargado de sentimientos teológicos providencialistas (y como tal rechazado por muchos judíos, quienes lo llaman Shoah) así como el también inadecuado término de Porrajmos.

    Gracias a Aldo Rivera y Iovanca Gaspar, pudimos entender por qué todo este sufrimiento causado por el Samudaripen todavía está presente en nuestras vidas cotidianas: por qué y cómo se transmite de generación en generación en forma de experiencias traumáticas y frustración; no solo para el individuo y su familia, sino también en los niveles social y colectivo; cómo el horror comenzó a formar parte de las víctimas y cómo se fue extendiendo a su red social y familiar, compartiéndolo con jóvenes Rroms desde el primer momento.

    La negación de la identidad Rromaní es todavía una realidad palpable en el siglo XXI, pero el pueblo Rromaní es conocido por ser sorprendentemente capaz de superar el dolor y reinventarse a sí mismo, gracias a su capacidad para recuperarse a través de la vida creativa, la música, el arte, el trabajo, la familia y la comunidad. Y, en última instancia, por su capacidad de seguir vivo y de seguir en pie.

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    La integración, en su significado genuino, es un reconocimiento respetuoso y simétrico de las dos partes del proceso y, por consiguiente, no puede ser alcanzada sin el reconocimiento de los valores, la herencia, la historia real (no leyendas contadas por extraños), la cultura, la creatividad y la contribución a Europa, incluyendo los resultados económicos. En una palabra, la realidad de nuestro pueblo.

    Tal reconocimiento no debería ser un simple acto de declaración, sino que debería ser incluido en los currículums de las escuelas, en la cultura general y, en última instancia, en la conciencia básica de la sociedad en su conjunto.

    Nosotros debemos estar orgullosos de ello, y debemos estar también orgullosos de formar parte de una comunidad que es ejemplo de integración y convivencia, porque nunca hemos sometido a otros pueblos. El pueblo Rromaní siempre ha estado bien integrado, preservando sus valores y herencia mientras compartía los de la población mayoritaria, excepto cuando fueron excluidos, expulsados, encarcelados, esclavizados, asesinados o tratados como enemigos innatos de la población general. Desafortunadamente, este hecho histórico es raramente conocido por la sociedad, siendo esta negación una expresión políticamente correcta de la moderna gitano-fobia.

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    Gracias a Violeta y Ochita, Sandra, Nazzareno, Ana Dalila… hemos recordado que el Samudaripen no fue solo cosa de Alemania, porque muchos otros países jugaron un rol activo para conseguir nuestro exterminio. Y es solo ahora cuando algunos de estos países comienzan a pedir perdón. La excelente película de 45 minutos DUJ RROMA, con Hugo, el hermano de Peter (otra víctima del Samudaripen) como protagonista, hace palpable el día a día en Auschwitz-Birkenau. Por eso debería circular ampliamente con subtítulos multilingüísticos (disponible hasta el momento en 10 lenguas) a través de las escuelas y otras instituciones educativas alrededor de toda Europa.

    El pueblo Rromaní ha sido presentado socialmente a lo largo de la Historia en términos peyorativos, siendo sujetos de negación cultural y rechazo de su identidad. Cuando se pregunta  a las autoridades por qué no se han llevado a cabo acciones para defender activamente al pueblo Rromaní, la única respuesta es el silencio. No podemos aceptar más ese silencio. Tenemos que reclamar la incorporación de toda nuestra Historia, no solo del Samudaripen, en los currículum de las escuelas, institutos y universidades, sobre la base del actual estado de la cuestión, no repitiendo las leyendas del pasado.

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    Las autoridades deberían ser conscientes del error cometido, deberían pedir perdón de una vez por todas, y deberían poner en marcha mecanismos para asegurar que este tipo de atrocidades nunca sucedan de nuevo, a nadie. Pero la realidad es que el anti-gitanismo sigue vivo de una manera moderna, progresando a menudo bajo la forma de gitano-fobia “miedo de los gitanos” (principio preventivo). La gitano-fobia no es, de hecho, un miedo a los gitanos reales, sino un miedo a la ficción creada por una sociedad inmersa en numerosos estereotipos, que identifica de manera muy directa el peligro con la comunidad gitana.

    Esta ficción construida de los peligros gitanos es claramente más vendible que el tradicional “odio a los gitanos” y, bajo estas nuevas vestiduras, la discriminación permanece en muchos lugares. El pueblo Rromaní es todavía tratado de manera inhumana, porque el clásico discurso antirracista ya no se adapta a las nuevas olas de intolerancia, que van creciendo bajo renovadas apariencias, entrelazadas a menudo con la corrupción, sea financiera o ideológica.

    Necesitamos ser capaces de pensar como comunidad, como pueblo. Es necesario reflexionar sobre lo que podemos hacer para revertir esta situación. Dar charlas sobre el Samudaripen en escuelas y universidades, donde casi nadie lo conoce, es una manera pacífica y eficiente de lograr cambios cruciales. Por el contrario, olvidar el Samudaripen sería peligroso, porque nos dejaría indiferentes y, como resultado, seríamos mucho más vulnerables a la injusticia. Recordar el pasado, transmitirlo a las generaciones futuras e incrementar la visibilidad del problema entre la gente, nos permitirá prevenir que el horror se repita.

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    Además, tenemos que superar el victimismo e ir más allá, enfatizando ejemplos de Rroms que hayan jugado o que jueguen un rol importante como actores políticos y que pueden cambiar realidades. Además, es importante que nuestro pueblo sea cada vez más consciente de su capacidad real para influir en la Historia.

    Como ya hemos señalado, somos una comunidad pacífica, un ejemplo a seguir, nunca hemos sometido a nadie, al contrario, nuestra existencia es una lección de Humanidad para la Historia. Por eso, se necesita que juguemos un rol activo en nuestras sociedades.

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    ¿Qué podemos y debemos hacer?

    Tenemos que recordar el pasado y hacerlo visible, además, tenemos que reclamar una compensación por el daño. La memoria es la herramienta que nos permite prevenir el anti-gitanismo. Algo (cercano o remoto) similar al Samudaripen no puede volver a suceder y tenemos que combatir activamente cualquier resurgir de tales enfermedades sociales que, desde el rechazo a la diversidad, acaban en genocidios, pasando a través de todas las formas posibles de discriminación.

    La restauración de una identidad Rromaní dignificada, que conlleve respeto, alivio de la discriminación y de los consecuentes problemas sociales, depende del reconocimiento y el fomento de la identidad Rromaní, de la lengua y la historia Rromaní, actualmente accesible en el curso online universitario “Restaurar la Dimensión Europea del Rromaní”.

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    Para contrarrestar la negación de la historia y la identidad Rromaní, es esencial enseñar su curso real y sus eventos reales, empezando por el éxodo proto-Rrom desde la antigua capital de la India, Kannauj en el 1018, su deportación a Afganistán y Khorassan; sus primeros contactos con europeos durante las Cruzadas; su vida en el espacio bizantino, la Europa Central, la península Ibérica; su esclavitud en Moldavia y la Tara Romaneasca y, definitivamente, el Samudaripen. Un paso podría darse a través de la publicación de una antología de poemas dedicados al Samudaripen en diversos idiomas. Otra excelente manera de ilustrar sería la celebración del milenio del éxodo de los antepasados Rroms desde Kannauj a Madhyadesh y hacer un enorme evento cultural, científico y político de ello. Este sería un buen ejemplo de cómo podemos asegurar la transferencia de conocimiento a los jóvenes Rroms y otros ciudadanos, implicando a la sociedad civil para recordar el pasado y luchar a su vez contra la discriminación y los delitos de odio.

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    La recuperación por parte de los Rroms Íberos de la maravillosa y tierna lengua Rromaní es una aventura mayor, a los cuales el curso online RED-RROM contribuiría poderosamente.

    Además, necesitamos unir nuestras fuerzas para fomentar el desarrollo de asociaciones de personas romaníes. Tenemos que ser activos en las redes existentes para intercambiar conocimiento, de manera que podamos actuar en conjunto para defendernos frente a la discriminación y la injusticia, dando de esta manera un ejemplo de inspiración a otras naciones. El punto crucial ahora es hacer que nuestra juventud sea consciente de este tema y convencerles para que se organicen con otros Rroms para asegurar nuestros derechos como pueblo, como comunidad.

    Una de las acciones que podrían llevar a cabo es subir a Youtube clips que expliquen los resultados de la conferencia (especialmente sobre el uso de la palabra “Samudaripen”) y toda clase de clips lúdico-educacionales sobre nuestra historia, y legado cultural. Es esencial trabajar juntos para dotar de herramientas eficientes y de respuestas adecuadas a las necesidades de la comunidad, para ofrecer alternativas a nuestra juventud y, sobre todo, para ejecutar estrategias efectivas para combatir la discriminación, especialmente la escondida o entrelazada con la corrupción financiera y/o moral.

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    En conclusión, esperamos que todas estas reflexiones se conviertan en un esfuerzo cooperativo compartido por las asociaciones Rromaníes, las autoridades públicas y la sociedad civil al completo, para avanzar hacia sociedades renovadas, verdaderamente inclusivas y respetuosas con todos y todas.

     

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  • Inauguración

     

    Rueda de prensa Peter Höllenreiner

     

    Conferencia Peter Höllenreiner

     

    Transnitria, la tragedia olvidada

     

    Nazzareno Guarnieri – Fundazione Romaní Italia

     
     

    Aldo Rivera Torres – Madhouse

     

    Maria Anna Willer

     

    Sandra Sarnowska- CKRR Poland

     

    Marcel Courthiade

     

    Ana Dalila Gómez Báos

     

    Iovanca Gaspar

     

    Bozidar Zivanovic

     

    Carlos Muñoz Nieto – Conclusiones y recomendaciones

     

    Entrega de diplomas

     

    Acto de clausura

     

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  • Conferencia Mem-Rrom en Cosenza

     

     

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  • Vídeo de la Conferencia Mem Rrom realizada en Xàtiva

     

     

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  • Conferencia MEM ROM en Burjassot

     

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  • Conferencia de Peter Höllenreiner y debate con estudiantes

     

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  • Conferencia MEM ROM en Sagunto

     

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  • Vídeo Conferencia Adam Parno Szoppe: "Censo policial de los Rroma en Suecia - Tendencias de una persecución  histórica en territorios nórdicos"

     

     

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  • Vídeo Conferencia Aldo Rivera Torres: "Cronología de la persecución Rroma en Alemania desde 1407 - Situación actual en la relación del Estado con la minoría étnica gitana"

     

     

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  • Vídeo Conferencia Robert Kasumovic: "Persecución Rroma en la Península Balcánica"

     

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